Partager l'article ! Un malentendu Historique !!: Démolissons, dénigrons, dénaturons, falsifions, simplifions la réalité des êtres et la complexité du monde&nb ...
Démolissons, dénigrons, dénaturons, falsifions, simplifions la réalité des êtres et la complexité du monde !! Si le jeu est stérile, tant pis, il nous restera l’ivresse séduisante de l’irrationnel !... Tel pourrait être le slogan que la plupart des faiseurs d’opinions de France et d’ailleurs pourraient revendiquer ; et que le livre qui va bientôt paraître va tenter de démontrer. Cet examen un brin pamphlétaire et sans esprit partisan du paysage politique français, de ses racines historiques, et plus globalement de notre environnement philosophique a pour ambition de révéler nos contorsions idéologiques du XVIIIième siècle jusqu’à nos jours en passant par la révolution de 1789 pour en tirer des enseignements contemporains. Ce travail essayiste un peu sarcastique et affectueux est une réflexion distanciée sur notre relation aux idéologies, au réel social et économique, et notre penchant pour la polémique inutile. Une analyse sans concession sur une France dont la tendance connue à décliner le bon-sens objectif s’est nourrie d’un idéal théorique de la sociologie et d’une dérision ambiguë des métiers politiques. Cette démarche sera toutefois imprégnée d’une tendresse douce-amère pour ce pays peuplé d’attachants trublions qui masquent un certain pragmatisme au réel derrière le « républiquement » correct avec une certaine hypocrisie morale.
Un peu comme un toc (Trouble Obsessionnel Compulsif) dépressif et futilement frondeur nous verrons comment nous galvaudons nos vrais talents dans la défiance. Une défiance parfois feinte envers un ordre sociologique auquel notre Histoire a toujours fini par nous ramener. Une défiance envers une globalisation planétaire qui se développe et se corrige à une vitesse jamais égalée depuis l’émergence post-néolithique des civilisations. Malgré sa spécificité historique et génétique (plus grand brassage démographique et migratoire après ceux des USA et du Brésil), ses dynamismes culturels et associatifs cimentés par l’héritage républicain, nous verrons que la France entretient ce masochisme dépressif sur lequel chevauchent ses vieux démons révolutionnaires qu’elle a du mal à exorciser : des affrontements politiciens plus convulsifs que ceux de nos voisins et notre dépit pour les influences émergentes d’un monde qui tend à menacer notre patrimoine universalisme. Nous verrons que cette forme de désarroi se nourrit d’arguments réducteurs et irrationnels. Nous verrons comment notre parcours historique est lié à une certaine contradiction entre notre humanisme et les réalités contemporaines des sociétés de masse. Une réalité dans laquelle personne n’est fondamentalement bon comme le pensent certains, ni fondamentalement mauvais comme le croient d’autres. Les Homos-sapiens post-néolithiques nous ayant largement montré qu’ils sont seulement complexes, vulnérables et instables. Et qu’on ne doit ni perdre notre âme à s’en méfier, ni prendre le risque de lui faire totalement confiance. Il faudra donc tôt ou tard inventer une gestion politique harmonieuse et plus créative entre liberté et régulation. Ce constat a l’air d’une lapalissade, mais il se heurte pourtant à nos traditions conflictuelles récurrentes, à nos tentations irrationnelles et une interprétation assez ambiguë voire hypocrite du triptyque républicain (liberté, égalité, fraternité). Grâce à la diversité grandissante d’une planète rapetissée par les technologies des communications et des transports, nous verrons que notre façon d’opposer droite et gauche, libéralisme et socialisme, riches et pauvres, privé et public, efficacité et humanisme, individualisme et solidarité finira par céder devant la seule orientation politique pertinente : L’imagination rationnelle...S’il fallait recycler la célèbre formule, nous pourrions dire que le 21ième siècle sera créatif et rationnel ou ne sera pas...
C’est une vraie perspective philosophique. L’émergence d’une politique socio-culturelle à la fois plus locale et plus globalisée qui devra respecter les équilibres humains naturels aux dépens de nos vieilles « religions de classe » et de l’idée simpliste que l’on se fait de la justice. Une religion qui idolâtre ses contradictions de fond en éclipsant les aspérités complexes des êtres. Cette tentation simplificatrice n’est pas anodine. Nous verrons qu’elle vient en partie de la façon dont nous avons relégué la Terreur révolutionnaire de Robespierre et les ravages des Sans-culottes au rang d’anecdotes. Un «mini-révisionnisme» collectif qui nous empêche de tirer les leçons de la grande Histoire, de ses brutales convulsions et autres atermoiements. Un tabou qui participe à ce qu’il faudra bien appeler un « hypocrite malentendu ».
Après avoir analysé au passage une autre méprise universelle entretenue par les religions monothéistes et leurs ambiguïtés surnaturelles, nous verrons qu’ayant aboli l’arbitraire régime des privilèges de droit divin, et posé un salutaire relativisme religieux, la France, emportée dans ses ivresses révolutionnaires, a du coup déconsidéré culturellement le réel et sa part de déterminisme métaphysique. Pour révéler ce relativisme, la première partie de ce travail tentera d’en faire un diagnostic très imagé. La seconde restituera une chronologie historique synthétique, didactique et révélatrice des crises dans lesquelles la France s’est souvent déchirée. La troisième partie disséquera dans le détail les mécanismes des malentendus dans lesquels nos débats médiatico-politiques se prennent encore parfois les pieds.
Cette œuvre de tolérance humaniste universelle et contre les hypocrisies sectorielles, n’est pas celle d’un bobo parisien intégré qui se prendrait pour un panthéon parfumé, un politicien sous pseudonyme, un capitaine d’industrie, un philosophe, un journaliste ou un alter-mondialiste qui piétinerait son impatience à changer (tout) le monde sans se demander comment s’y prendre... A travers cet essai, une voix autodidacte et singulière veut démontrer que tout ce qu’une société produit de malheurs et de bonheurs, de noirceur ou de luminosité, tout ce que les civilisations représentent, sont les reflets de ce que nous sommes dans notre intériorité. Grâce à l’utilisation de nombreuses analogies maritimes, cet ouvrage tentera de montrer que pour rejoindre les horizons du progrès humain nous devrons intégrer une dimension métaphysique du monde « réel ». Un monde réel qui ignore autant les passions des foules, que la mer ignore le chant des marins...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||