Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:34



Ce texte est extrait d'un chapitre qui traite en détail l'une des racines des obsessions idéologiques françaises...


L’épisode le plus célèbre de l’Histoire de France et d’Europe, pourrait bien être la racine du problème. Conformément à la pensée commune, le touriste coréen débarqué dans la capitale pour conquérir la Tour Eiffel répondra à la question de savoir quel est l’événement qui caractérise notre pays : « Yes ! Lâê-prîêîse-dî-lâê-bââstîîlle ! » en levant son pouce en guise de félicitation nationale.

Ce touriste coréen, subjugué par la flamboyante architecture parisienne, sait-il ce qu’il s’est passé ? Sait-il qu’en ce 14 Juillet 1789, le peuple affamé par la conjoncture et les inégalités, puis poussé par la bourgeoisie, s’est soulevé contre la tyrannie de droit divin au profit des notables et commerçants qui ont alimenté les tensions pour se soustraire aux impôts écrasants que la noblesse empêtrée dans son élitisme et la crise économique exigeait d’eux ?... Sait-il que cette braise incandescente était d’autant facile à enflammer que les sécheresses dévastatrices des étés 1775 et 1788 ont ruiné la France paysanne et commerçante, suivies d’hivers d’une dureté exceptionnelle qui ont aggravé la situation des populations pauvres ? Ce touriste coréen sait-il qu’une démocratie viable n’a finalement abouti que plus d’un siècle ½ plus tard au point de vu constitutionnel et démocratique ? Sait-il que tous comptes faits cet épisode a surtout été une saignante contorsion idéologique ? Fondatrice par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen - co-écrite par Thomas Jefferson qui s’est inspiré de la déclaration d’indépendance de 1776 et de la constitution américaine de 1787 - et par l’abolition des privilèges de droit divin ; mais inutilement folle et meurtrière dans sa tentative de créer une société égalitariste, collectiviste, lyriquement idéale. Ce sympathique touriste qui veut nous rendre hommage sait-il que contrairement à ce que les Français se plaisent à croire, la révolution de 1789 a été, comme toutes les révolutions humaines, un épisode libérateur important dans son fond symbolique, mais inéluctablement chaotique, convulsif, idéologiquement illusoire et autant destructeur que constructif... Sait-il ce sympathique touriste coréen qu’en cette fin du 18ième siècle, période charnière de l’histoire occidentale post-renaissante, les Français ont tranché la tête couronnée d’un monarque de droit divin dont la lignée passait son temps à régenter l’Europe, pour la remplacer dix ans plus tard par la tête bicornée d’un autre autocrate se réclamant d’un droit quasi-divin qui a aussi passé son temps à régenter l’Europe ?...

        ....Seul le génie français pouvait réussir un coup pareil... ....(à suivre)...


Par Brice Maryot
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 11:11

 

Quatrième extrait issu de l’ouvrage en chantier qui fait l’objet de ce blog...

   

Reprenons l’allégorie maritime de la France et sa « navigation » collective...

Ses crises politiques montrent une logique évolutive qui permet d’imager ce pays sophistiqué comme un grand et fier navire armé d’un équipage socioculturel contrasté. Paquebot France voguant sur les mers de l’Histoire et dont les générations d’équipages héritent d’un mauvais vin d’ivresse révolutionnaire tel un calice résiduel. Or, cette mer, sur laquelle cette France navigue, doit être vue comme une substance complexe (océan) dans laquelle s’expriment les interactions entre les individus et la structure collective. Si l’étymologie grecque du terme « politique » (politikos) est « l’organisation de la cité », cette dernière s’applique à son « liquide » sociologique constitué par la masse de ses habitants. Dans ce cas, pourquoi la compréhension de ce qui compose ce liquide ne se serait-elle pas le pivot des politiques ? Si la matière essentielle des sociétés est la réalité humaine, pourquoi ses aspérités et complexités naturelles ou accidentelles ne seraient-elles pas à la base de ses réflexions et débats ? Pour qu’elle raison les éléments complexes et instables qui influent notre existence individuelle et collective ne sont-elles pas suffisamment prises en considération dans les projets sociaux et économiques ? Pourquoi les idéologies de droite et de gauche font-elles encore de nos jours comme si les composantes complexes qui nous animent, qui font nos grandeurs et nos bassesses étaient attribuées de façon arbitraire en fonction d’un statut social ou éducatif ? Pour être plus direct, et sachant que ces attributions partisanes hypocrites se font dans les deux sens des « classes », pourquoi attribuent-on des critères de valeurs ou de légitimité aux gens en fonction de leur situation sociale avec les à priori et les hypocrisies que l’on sait ?...

Certes, les siècles d’évolution ont édulcoré les conflits, mais pourquoi faire semblant d’ignorer la théâtralité politicienne de ce vestige idéologique insidieux qui se fait plaisir à « classer » les gens dans les méchants et les gentils, les vertueux et les corrompus, les bienfaiteurs et les nuisibles, les « justes » et les « injustes », à coup de simplismes à bons comptes, de phrases assassines futiles, de démolitions systématiques ; vestige idéologique qui occulte ce qui anime les comportements des uns et des autres avec une duplicité inhérente à notre nature de forces et de faiblesses. Une vision de « classe » à double sens qui discrimine et nie la possibilité pour un individu de dépasser les attributs supposés de son statut (attributs supposés du faible ou du pauvre, attributs supposés du fort ou du riche), de construire sa singularité individuelle et d’animer la société de sa richesse et de ses différences. Quels parcours intellectuels ou humanistes faudra-t-il à nos sociétés pour admettre que le fait social - malheurs et bonheurs, réussites et échecs, émancipations et frustrations, apaisement et violences, malfaisance et bienfaisance - est intrinsèquement lié à la multitude des éléments qui font notre développement ou notre fragilité psychique, affective, intellectuelle et physiologique. Comment ne pas s’apercevoir qu’une sorte de métaphysique du « Vivant » détermine en partie nos destins individuels et influence toutes les interactions collectives ? Combien de leçon historique faudra-t-il pour admettre que sous notre volonté consciente, une nature profonde à tout ce qui vie dans ce monde détermine en partie nos relations aux autres ? Non pas comme des forces étranges et surnaturelles attribuées par on ne saurait quel esprit divin, mais comme un principe qui régit toutes substances biologiques associées à la Vie. Une « nature » qui, à ce stade de l’évolution laisse une marge de manœuvre à notre volonté cognitive tout en dictant une part de notre existence, de nos relations sociales et devrait donc être épargnée des spéculations idéologiques hypocrites.

 

Merci pour vos commentaires... Brice Maryot.

 

Par Brice Maryot
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 16:56

  Extrait Nr 3 de l’essai (toujours en fin de chantier) cité dans les articles ci-dessous...

 

Une question nous ramène à notre pays de cocagne et de cocardes.

Sortons du contexte général de l’évolution des civilisations et replaçons le problème d’un point de vu hexagonal... La raison d’être de ce livre vient donc du constat suivant : S’il est évident que la société hexagonale actuelle épouse nuances et complexités inhérentes à sa modernité, contrairement aux autres pays industrialisés, sa particularité a été jusqu’à présent le positionnement de son échiquier politique dans une tradition plus convulsive et plus conflictuelle que d’autres. Ce fait connu de tous les observateurs (même français) nous autorise à soupçonner un décalage insidieux impliquant une particularité. Une sorte de défiance comparable à un « équipage » de « navire » faisant mine d’ignorer les éléments et les forces qui sous-tendent sa « navigation ». Une défiance qui dépasse l’exigence légitime de liberté et d’émancipation. Une incrédulité au principe d’Archimède sociologique dans un « malentendu » à décrypter.

Une hypocrisie s’ajoute au malentendu car ce dernier est essentiellement culturel, politique, et donc idéologique. Et met en cause les structures dites « faiseuses d’opinion » qui cultivent cette chasse aux vices et vertus quasi-Robespierriste que personne ne respectent durablement dans la sphère des relations  intimes ou proches. Car dans la réalité de son quotidien sociétal, populaire, économique, scientifique et géopolitique, la société française fonctionne et agit plus ou moins avec la dose de pragmatisme et de rationalité nécessaire. Mais un fonctionnement hélas alourdi par cette influence idéologique dont il sera question dans l’essai... Il semble que depuis la Révolution et malgré le renouvellement du personnel politique et ses « forces-vives », les nuances et la complexité de la société moderne actuelle ne suffisent pas à conjurer ce malentendu. Un malentendu compensé de fréquentes reprises en main du navire par des « capitaines » providentiels (Bonaparte, Napoléon III, Gambetta, Jaurès, Clémenceau, Blum, De Gaulle, Mittérand...). Une régulation alternée qui, pour sortir notre France de son autocratie monarchique, a donné, de 1789 à 1799, un violent coup de « barre » qui a failli nous faire chavirer. Nous aurons l’occasion de voir que cette embardée libératrice brutale s’est fait déborder par ces dix ans de ce roulis convulsif. Dix ans pendant lesquels les « officiers révolutionnaires » n’ont finalement pas pu le faire naviguer si ce n’est le sauver des abordages contre-révolutionnaires extérieurs. Il a fallu que le « capitaine » autocrate Bonaparte prenne la barre d’une France en perdition avec une fermeté salutaire et sauve les acquis de ce premier élan Républicain justifié par les excès de l’ancien régime. Mais Napoléon Bonaparte a aussi préparé sans le vouloir les contorsions du 19ième siècle et ses alternances révolutionnaires-réactionnaires. Jusqu’à la stabilisation cohérente de la IIIième république en 1875... Un récapitulatif historique (inclus dans l'ouvrage) confirmera ce constat partiel et montrera au lecteur ce ballet complexe. Récapitulatif gentiment caustique d’une histoire nationale plus turbulente et exaltée que celle de nos voisins de planète. Car si les alternances historiques des tendances de droite et de gauche ont été partagées par tout le monde de façon différente, celle de notre pays fut un peu plus insolite dans ses actes comme ses intentions...

Une sorte de TOC très paradoxal fait de populisme défiant et d’élitisme structurel.........

 

D’autres extraits suivront.... Brice Maryot.


Par Brice Maryot
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 10:54

 

La préface du projet intitulé : « L’hypocrite malentendu ou la tentation irrationnelle » publiée dans le premier article  (en date du 05 mai 2009) ayant suscité quelques commentaires encourageants voici comme promis un premier extrait de son contenu en cours de finition.

 

"...C’est presque une image d’Epinal. Pour être un bon citoyen de notre république chérie, il faut être pessimiste, persifleur, frondeur, turbulent, arrogant, souffler sur la braise de nos luttes de clans, sans la « potion magique » qui rendrait ces attributs aussi attachants, profitables et efficaces qu’auprès des personnages de la Bande-dessinée d’Astérix et Obélix. Si notre tempérament peut être considéré comme drôle et grisant sur la forme, intéressant et passionnant sur le plan culturel, et résultant d’une certaine vivacité intellectuelle sophistiquée, nous verrons que dans beaucoup des circonstances de notre Histoire, il s’est avéré exaspérant, parfois inutile, parfois injuste et souvent rattrapé in extremis par un personnage providentiel (Astérix ?). La société française n’ayant pas le prodigieux breuvage du bon druide Panoramix, dans certaines circonstances ces sympathiques attributs entretenus par nos faiseurs d’opinions se sont même avérés un handicap dans notre rapport aux réalités sociétales ou géopolitiques.

Imaginons une France considérée dans son Histoire collective tel un très grand navire. Imaginons ce peuple envisagé dans son tempérament et son évolution historique tel un équipage. Envisageons ce grand et fier navire français dont les marins renouvelleraient et perpétueraient leur spécificité et composantes socioculturelles à travers les générations. Un bateau France voguant sur les flots de l’Histoire des civilisations comme dans une sorte « d’océan » métaphysique qui aurait ses principes de « navigation sociale » éprouvées depuis l’émergence des civilisations. Un « océan » aux intempéries duquel son histoire  s’est régulièrement confronté et dont les équipages successifs auraient comme rêve humaniste d’émanciper les peuples des tempêtes du passé comme des marins imaginant l’horizon d’un bonheur tropical parfait...

Pour se faire un premier aperçu du malentendu français il faut imaginer ce bateau France, beau et fier navire sociétal affrontant les intempéries de l’Histoire civilisatrice mais dont les membres d’équipage réfuteraient l’idée du principe de poussée d’Archimède, perdraient leur temps à contester les lois de la navigation et cultiveraient un entêtement insidieux et hypocrite à donner l’impression de vouloir défier vents et marées.

S’il est évident que la société hexagonale actuelle épouse nuances et complexités inhérentes à sa modernité, contrairement aux autres pays industrialisés, sa particularité a été jusqu’à présent le positionnement de son échiquier politique dans une tradition plus convulsive et plus conflictuelle que d’autres. Ce fait connu de tous les observateurs (même français) nous autorise à soupçonner un décalage insidieux impliquant une particularité. Une sorte de défiance comparable à un « équipage » de « navire » faisant mine d’ignorer les éléments et les forces qui sous-tendent sa « navigation ». Une défiance qui dépasse l’exigence légitime de liberté et d’émancipation. Une incrédulité au principe d’Archimède sociologique imputable à un certain « malentendu » historique..." .....qui sera décrypté dans un ouvrage complet à paraître peut-être avant l'automne prochain.

 

N’hésitez pas à exprimer les réactions que cet extrait vous inspire...

L’auteur, Brice Maryot.


Par Brice Maryot
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 15:15

Démolissons, dénigrons, dénaturons, falsifions, simplifions la réalité des êtres et la complexité du monde !! Si le jeu est stérile, tant pis, il nous restera l’ivresse séduisante de l’irrationnel !... Tel pourrait être le slogan que la plupart des faiseurs d’opinions de France et d’ailleurs pourraient revendiquer ; et que le livre qui va bientôt paraître va tenter de démontrer. Cet examen un brin pamphlétaire et sans esprit partisan du paysage politique français, de ses racines historiques, et plus globalement de notre environnement philosophique a pour ambition de révéler nos contorsions idéologiques du XVIIIième siècle jusqu’à nos jours en passant par la révolution de 1789 pour en tirer des enseignements contemporains. Ce travail essayiste un peu sarcastique et affectueux est une réflexion distanciée sur notre relation aux idéologies, au réel social et économique, et notre penchant pour la polémique inutile. Une analyse sans concession sur une France dont la tendance connue à décliner le bon-sens objectif s’est nourrie d’un idéal théorique de la sociologie et d’une dérision ambiguë des métiers politiques. Cette démarche sera toutefois imprégnée d’une tendresse douce-amère pour ce pays peuplé d’attachants trublions qui masquent un certain pragmatisme au réel derrière le « républiquement » correct avec une certaine hypocrisie morale.

Un peu comme un toc (Trouble Obsessionnel Compulsif) dépressif et futilement frondeur nous verrons comment nous galvaudons nos vrais talents dans la défiance. Une défiance parfois feinte envers un ordre sociologique auquel notre Histoire a toujours fini par nous ramener. Une défiance envers une globalisation planétaire qui se développe et se corrige à une vitesse jamais égalée depuis l’émergence post-néolithique des civilisations. Malgré sa spécificité historique et génétique (plus grand brassage démographique et migratoire après ceux des USA et du Brésil), ses dynamismes culturels et associatifs cimentés par l’héritage républicain, nous verrons que la France entretient ce masochisme dépressif sur lequel chevauchent ses vieux démons révolutionnaires qu’elle a du mal à exorciser : des affrontements politiciens plus convulsifs que ceux de nos voisins et notre dépit pour les influences émergentes d’un monde qui tend à menacer notre patrimoine universalisme. Nous verrons que cette forme de désarroi se nourrit d’arguments réducteurs et irrationnels. Nous verrons comment notre parcours historique est lié à une certaine contradiction entre notre humanisme et les réalités contemporaines des sociétés de masse. Une réalité dans laquelle personne n’est fondamentalement bon comme le pensent certains, ni fondamentalement mauvais comme le croient d’autres. Les Homos-sapiens post-néolithiques nous ayant largement montré qu’ils sont seulement complexes, vulnérables et instables. Et qu’on ne doit ni perdre notre âme à s’en méfier, ni prendre le risque de lui faire totalement confiance. Il faudra donc tôt ou tard inventer une gestion politique harmonieuse et plus créative entre liberté et régulation. Ce constat a l’air d’une lapalissade, mais il se heurte pourtant à nos traditions conflictuelles récurrentes, à nos tentations irrationnelles et une interprétation assez ambiguë voire hypocrite du triptyque républicain (liberté, égalité, fraternité). Grâce à la diversité grandissante d’une planète rapetissée par les technologies des communications et des transports, nous verrons que notre façon d’opposer droite et gauche, libéralisme et socialisme, riches et pauvres, privé et public, efficacité et humanisme, individualisme et solidarité finira par céder devant la seule orientation politique pertinente : L’imagination rationnelle...

S’il fallait recycler la célèbre formule, nous pourrions dire que le 21ième siècle sera créatif et rationnel ou ne sera pas...

C’est une vraie perspective philosophique. L’émergence d’une politique socio-culturelle à la fois plus locale et plus globalisée qui devra respecter les équilibres humains naturels aux dépens de nos vieilles « religions de classe » et de l’idée simpliste que l’on se fait de la justice. Une religion qui idolâtre ses contradictions de fond en éclipsant les aspérités complexes des êtres. Cette tentation simplificatrice n’est pas anodine. Nous verrons qu’elle vient en partie de la façon dont nous avons relégué la Terreur révolutionnaire de Robespierre et les ravages des Sans-culottes au rang d’anecdotes. Un «mini-révisionnisme» collectif qui nous empêche de tirer les leçons de la grande Histoire, de ses brutales convulsions et autres atermoiements. Un tabou qui participe à ce qu’il faudra bien appeler un « hypocrite malentendu ».

Après avoir analysé au passage une autre méprise universelle entretenue par les religions monothéistes et leurs ambiguïtés surnaturelles, nous verrons qu’ayant aboli l’arbitraire régime des privilèges de droit divin, et posé un salutaire relativisme religieux, la France, emportée dans ses ivresses révolutionnaires, a du coup déconsidéré culturellement le réel et sa part de déterminisme métaphysique. Pour révéler ce relativisme, la première partie de ce travail tentera d’en faire un diagnostic très imagé. La seconde restituera une chronologie historique synthétique, didactique et révélatrice des crises dans lesquelles la France s’est souvent déchirée. La troisième partie disséquera dans le détail les mécanismes des malentendus dans lesquels nos débats médiatico-politiques se prennent encore parfois les pieds.

Cette œuvre de tolérance humaniste universelle et contre les hypocrisies sectorielles, n’est pas celle d’un bobo parisien intégré qui se prendrait pour un panthéon parfumé, un politicien sous pseudonyme, un capitaine d’industrie, un philosophe, un journaliste ou un alter-mondialiste qui piétinerait son impatience à changer (tout) le monde sans se demander comment s’y prendre... A travers cet essai, une voix autodidacte et singulière veut démontrer que tout ce qu’une société produit de malheurs et de bonheurs, de noirceur ou de luminosité, tout ce que les civilisations représentent, sont les reflets de ce que nous sommes dans notre intériorité. Grâce à l’utilisation de nombreuses analogies maritimes, cet ouvrage tentera de montrer que pour rejoindre les horizons du progrès humain nous devrons intégrer une dimension métaphysique du monde « réel ». Un monde réel qui ignore autant les passions des foules, que la mer ignore le chant des marins...


Ce texte est la préface d'un projet d'Essai en attente de publication.
Pour en savoir plus, laissez vos commentaires et contacts divers...
Voir les autres extraits à suivre ci-dessus... Brice Maryot

Par Brice Maryot
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